La demarche scientifique en histoire

Comment adapter la démarche scientifique en histoire pour susciter le désir d’apprendre chez les élèves ?

 

Ainsi, au travers de mes recherches menées à propos de l’enseignement de l’histoire, je me suis rendue compte que la démarche « scientifique » peut être adaptée, sur certains points, en histoire, afin de faire de l’élève un chercheur, un historien dans une certaine mesure, comme il peut être un scientifique lors des séances de sciences expérimentales et technologie.
Il est certain que l’histoire peut être enseignée autrement que par la lecture de manuel ou par le discours transmissif de l’enseignant, mais cette démarche est parfois difficile à mettre en place et prend également du temps.
A l’aide de celle-ci, qui mêle questionnement et recherche, l’élève devient actif dans la construction de son propre savoir, cela va permettre de lui donner l’envie, le désir, d’apprendre, ce qui est à la base de mes recherches.
L’enseignement de l’histoire ne doit plus être assimilé à la pratique de l’histoire récit qui laisse les élèves passifs, c’est à l’enseignant de faire vivre à ces derniers des situations les amenant à se questionner.
Les expériences présentées ici, ne sont que des exemples qui m’ont permis de constater, au fur et mesure de ma pratique, que la démarche mise en place lors d’une séance ne fonctionne pas forcément pour une autre. L’enseignant doit faire des choix au niveau des supports utilisés (quantité, complexité), du mode de regroupement (travail individuel, en binôme ou collectif), de la forme de la trace écrite et du moment pour la créer, mais aussi au niveau pédagogique. Cette démarche de recherche n’est pas un modèle et présente des inconvénients comme toute autre. Le professeur doit cerner, dans chacune de ses séances, « le nécessaire, l’utile, le possible [et] l’impossible »[1], pour permettre aux élèves d’apprendre dans un cadre attractif.
 
La démarche que je viens de présenter peut s’appliquer à l’école primaire, où les élèves ont besoin de trouver un intérêt lors de chaque situation d’apprentissage, mais ne peut-elle être envisagée dans l’enseignement secondaire voire universitaire où le mode transmissif est très présent ?

<hr width="33%" size="1" align="left" />
[1] LE PELLEC Jacqueline et MARCOS-ALVAREZ Violette, Enseigner l’histoire : un métier qui s’apprend, Paris, Hachette Education, 1991.
 

directeur de mémoire : M Garcia

 

Dates
Créé le 13 juillet 2009
Auteur(s)

PATTOU Karine