André Orléan

(1950 - )
Andre Orlean
« Un des traits les plus caractéristiques de la démarche traditionnelle en économie consiste à ‘‘naturaliser’’ les environnements sociaux, c’est-à-dire à postuler que le monde économique est constitué de données naturelles, interprétables sans ambiguïté par les acteurs, n’ayant pas besoin d’être construites parce que supposées ‘‘déjà là’’. Ce faisant, ce sont autant de ressources qui sont mises à la disposition des acteurs économiques pour se coordonner. Comme ces données sont supposées aller de soi, les économistes ne mesurent pas toujours le rôle exact qu’elles jouent dans l’obtention d’une coordination marchande réussie, même si un grand nombre d’entre eux est parfaitement conscient du caractère discutable de certaines de ces hypothèses. (…) A chacune de ces hypothèses est associée une forme d’‘‘objectivité’’, respectivement les biens, les états du monde et le mécanisme de formation des prix. D’un point de vue critique, la force de la démarche conventionnaliste consiste à déconstruire ces données objectives en montrant qu’elles sont le résultat d’un intense travail social. En aucune manière, elles ne peuvent être supposées ‘‘déjà là’’. »
Dans Analyse économique des conventions (ré-édition en 2004)

Quelques publications

1982 - La Violence de la monnaie (co-écrit avec Michel Aglietta)
1999 - Le pouvoir de la finance
2002 - La Monnaie - Entre violence et confiance (co-écrit avec Michel Aglietta)
2004 - Analyse économique des conventions, 2ème édition revue et augmentée
2009 - De l'Euphorie à la panique : Penser la crise financière
2011 - L'Empire de la valeur