John Stuart Mill

(1806 – 1873)
John Stuart Mill
« Je ne vois pas pourquoi il y aurait lieu de se féliciter de ce que des individus déjà plus riches qu’il n’est besoin doublent la faculté de consommer des choses qui ne leur procurent que peu ou point de plaisir, autrement que comme signe de richesse. […] Il n’y a pas grand plaisir à considérer un monde où il ne resterait rien de livré à l’activité spontanée de la nature ; où tout pouce de terre propre à produire les aliments pour l’homme serait mis en culture ; où tout désert fleuri, toute prairie naturelle seraient labourés ; où tous les quadrupèdes et tous les oiseaux qui ne seraient pas apprivoisés pour l’usage de l’homme seraient exterminés comme des concurrents qui viennent lui disputer sa nourriture ; où toute haie, tout arbre inutile seraient déracinés ; où il resterait à peine une place où pût venir un buisson ou une fleur sauvage, sans qu’on vint aussitôt les arracher au nom des progrès de l’agriculture ».
Dans Principes d'économie politique

« La société a pleinement le droit d’abolir ou de modifier tout droit à la propriété que, tout bien considéré, et dans son jugement, elle estime entraver le bien public. »
Dans Sur le socialisme

Quelques publications

1843 – Système de la logique déductive et inductive
1848 - Principes d’économie politique
1859 – De la liberté
1869 - De l’assujettissement des femmes
1879 (posthume) - Sur le socialisme